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Le radon, une menace invisible et mortelle

Le radon est partout. Ce gaz radioactif est inodore, incolore et il se développe dans des milliers de résidences du Québec. Voilà pourquoi les spécialistes de la santé multiplient les offensives afin de sensibiliser la population.

Le radon est un résultat naturel de la désintégration de l’uranium contenu dans le sol. Il réussit à s’infiltrer dans les résidences par des voies d’infiltration comme des fissures. Il est produit tout au long de l’année, mais sa concentration sera plus importante en hiver étant donné que les propriétaires ferment les fenêtres afin de garder la chaleur de la résidence.

Santé Canada a récemment pris des mesures dans 15 000 maisons à travers le pays et environ 7 % d’entre elles avaient un problème de radon.

« C’est à peu près la même situation sur l’île de Montréal. Sur l’ensemble du Québec, c’est environ une maison sur dix. Mais ça varie », dit Mathieu Brossard, spécialiste en rayonnement à Santé Canada.

 

Le plus mortel après le tabac

L’exposition prolongée à des concentrations importantes de radon est lourde de conséquences. Il s’agit de la deuxième cause du cancer du poumon après le tabagisme.

« Selon les estimations actuelles, des décès par cancer du poumon, associés au radon, c’est environ de 600 à 800 par année », confirme Jean-Claude Dessau, médecin conseil au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Les matières provenant du radon qui entrent dans les poumons peuvent affecter n’importe qui. L’ampleur du danger pour la santé dépend de la concentration dans l’air.

« Que ce soit les enfants, les personnes plus âgées, c’est une question de durée d’exposition. Malheureusement, c’est une loterie, sous forme de probabilités. Plus on est exposé longtemps, plus le risque est important », ajoute le médecin.

Le risque pour une personne fumeuse qui vit dans une résidence fortement exposée au radon est évidemment multiplié.

Le détecteur de radon doit être exposé à l’air de la maison durant une période de trois mois.

 

Tester, la seule alternative

« Tout le monde devrait mesurer le radon chez soi », fait valoir Mathieu Brossard. Les trousses de mesure du radon disponibles sur le marché coûtent entre 30$ à 60 $ et sont disponibles via l’Association pulmonaire du Québec ou dans les quincailleries.

Le détecteur de radon doit être installé au plus bas niveau de la maison et être exposé à l’air pendant une durée d’au moins trois mois. On doit ensuite envoyer le test dans un laboratoire qui sera en mesure de fournir un résultat dans un délai d’environ une semaine.

 

La sensibilisation loin d’être un luxe

La problématique du radon est répandue et importante, mais elle est encore trop peu connue du grand public. Depuis 2008, l’Association pulmonaire du Québec effectue une tournée de sensibilisation et de formation à travers la province.

« On se heurte parfois à des gens qui n’y croient pas. Très souvent des gens qui n’en ont jamais entendu parler. Il y a encore des gens qui ont peur de mesurer, car ils ont peur du résultat », explique Dominique Massie, directrice de l’Association pulmonaire du Québec.

Une des mesures souvent recommandées à la suite d’une détection de radon est la dépressurisation du sol.

Cette méthode consiste à installer un tuyau muni d’un ventilateur dans le plancher du sous-sol. Celui-ci aspire le radon présent sous la maison. Cette solution peut réduire la concentration de radon de plus de 90 %, selon Santé Canada.

Mme Massie suggère également d’exiger un test de radon avant l’achat d’une maison. Ceci vous évitera de mauvaises surprises.

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